Hurt Souls

Hurt Souls
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# Posté le dimanche 07 décembre 2008 01:06

Modifié le jeudi 16 avril 2009 04:04

# 1Music : Cannon Ball - Damien Rice #

# 1Music : Cannon Ball - Damien Rice #
Ses lèvres étaient colorées d'une teinte rouge sang . Sa peau, d'une pâleur qui lui seyait à merveille, faisait ressortir ses cernes dûes à plusieurs nuits sans sommeil . Elle était vêtue d'une magnifique et pourtant simple robe noire, qui soulignait ses courbes parfaites, et contrastait avec son teint . Il l'admirait de loin, dans l'ombre d'un chêne centenaire . Inquiet . Elle marchait sous la pluie, les pieds nus, et ses ballerines à la main . Le vent soufflait violemment, et des rafales de pluies jouaient sans douceur avec ses mèches brunes . Elle était euphorique . Après des journées à noyer son chagrin dans des verres de tequila, elle était passée à autre chose . A quelque chose de plus fort . Elle s'était essayée à la drogue, et cela lui avait plu, bien évidemment . Avec la forte dose d'héroïne qu'elle s'était injectée, elle ne souffrait plus . Non, elle planait à présent . Comme si elle avait atteint le septième ciel . Un sourire béat collé au visage, les yeux comme injectés de sang, elle chantait . Ou plutôt elle hurlait, essayant de couvrir le bruit que faisait la pluie . Le coeur serré, il restait impuissant face à son mal . Il aurait tellement souhaité lui venir en aide . Tellement désiré être l'épaule sur laquelle elle pourrait s'appuyer . Mais il ne pouvait rien faire . Aucun mot n'aurait atténué sa douleur, aucun geste, ni aucune présence n'aurait pansé ses plaies . Tout comme elle il était en deuil . Mais ils ne pouvaient remonter cette pente ensemble . Ils devaient agir seuls . Lui, avait perdu son frère unique, son modèle, son confident, celui qui fut pour lui le meilleur des frères qui soient . Et elle, elle avait tout perdu . L'Amour de sa vie, son meilleur ami, son fiancé, l'homme qu'elle aimait . Et bien qu'elle fut inéluctable, la maladie le consumant peu à peu, ils ne s'étaient pas préparé à sa mort . Le rythme harmonieux de ses battements de coeur avait cessé à tout jamais sa douce mélodie . Il n'était plus, aujourd'hui . Et lui, continuait son chemin . Il continuait de vivre, bien qu'il aurait préféré à son sort, celui de son frère . Car aujourd'hui il était tiraillé de toutes parts, entre la culpabilité, la douleur, et ce sentiment si intense qui l'animait et qu'il éprouvait pour elle . Elle, que son frère avait tellement aimé . Elle, que lui aussi aimait malgré lui, démesurément . Il ne savait que faire, et assistait impuissant au chagrin intarrissable de sa bien aimée . A sa souffrance sans borne, que lui aussi partageait .


Texte de Mlle K'.

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 01:52

Modifié le lundi 13 avril 2009 18:05

# 2Music : Kiss the rain - Yiruma #

# 2Music : Kiss the rain - Yiruma #
Perte Incommensurable .

Les larmes coulaient à flots sur son visage pâle . La plaie béante, dont elle avait tenté d'oublier la douleur, s'était réouverte en ce triste après midi d'automne . Après un long et doux sommeil bercé par l'oubli, les souvenirs avaient refait surface . Oui, elle soufrait à nouveau . Et cette photographie, ternie par les années, était l'auteur de son mal . Prise trois ans auparavant, elle avait immortalisé à tout jamais leur amour . Tendrement enlacés, leurs lèvres se scellant en un brûlant baiser, ils irradiaient de bonheur . C'était durant cette magnifique journée d'été qu'il lui avait déclaré sa flamme . Plus beau que jamais, et affichant un sourire irrésistible, il lui avait dit : " Je sais que c'est à tes côtés que je vieillirai, c'est avec toi Bella que je veux fonder une famille . Mon amour pour toi endurera toutes les épreuves, il défierait même la mort, le sais-tu ? Je t'aime . "Aujourd'hui son Adonis avait quitté ce monde, la vie lui avait été arrachée . Edward n'était plus, la lueur de ses yeux bleu-gris s'était éteinte à jamais . Son coeur avait cessé de battre pour l'éternité, laissant le sien meurtri et invalide . Une déchirure profonde contractait sa poitrine, comme si mille poignards y étaient enfoncés .Une douleur insurmontable la tenait . Son bien aimé l'avait quitté pour de bon . Elle mourait de l'intérieur . Mais coute que coûte elle l'aimerait à jamais .

Il s'agit là d'un de mes devoirs de rédaction en français, dont je ne suis pas très fière mais qui illustre très bien le concept de mon blog de nouvelles .


Texte de Mlle K'.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 20:21

Modifié le lundi 13 avril 2009 18:05

# 3Music : Boston - Augustana #

# 3Music : Boston - Augustana #
Appréhension .

Il marchait sous la pluie depuis près d'une heure . Son uniforme trempé lui glaçant la peau, et ses mèches châtains lui obstruant la vue . Il aurait pu y aller le lendemain matin, à l'apparition des premiers rayons lumineux . Mais il était un homme entêté, et dépourvu de toute patience . Il voulait la voir maintenant . Tout de suite . Il avait déjà trop attendu . La guerre s'était enfin achevée, le libérant ainsi de son devoir . Après des années de lutte acharnée, et de vies dérobées, elle avait finalement cessé . Et lui, était indemne, entier, et il rentrait enfin à la maison . Il rentrait retrouver la femme qu'il aimait . Celle à qui il avait fait toutes ses magnifiques promesses . Celle à qui il avait pensé jours et nuits durant des années . La revoir l'obsédait, le tourmentait même . Elle avait cessé d'écrire un an auparavant, lui avait intimé d'en faire de même . Elle lui avait demandé de l'oublier, de tourner la page comme elle le ferait . Mais il n'avait pas pu . Il n'avait pas même voulu essayer . Sa dernière lettre avait pourtant été on ne peut plus claire . Mais il en fallait plus pour abattre un homme fou d'amour . Le papier, terni par les années, qu'il avait tant et tant de fois relu, reposait dans la poche de son pantalon . Il était froissé, abîmé, et les larmes qu'elle avait versé étaient encore visibles . Il la ressortit, pour la énième fois depuis qu'il s'était mis en route, et parcourut à nouveau de ses yeux bleus sa magnifique calligraphie .

Aaron, mon amour .
Les automnes passent, et les journées sont de plus en plus longues .
La possibilité que jamais tu ne puisses honorer tes promesses me hante .
L'écoulement du temps me fait peur, et ton non retour m'effraye, m'angoisse, me terrifie même .
Tu as promis de revenir, de m'épouser, et de toujours m'aimer .
Tu as promis de vieillir à mes côtés, et je suis terrorisée à l'idée de ne jamais plus te revoir .
Aujourd'hui Lily était à la maison, elle avait reçu un courrier l'informant du décès de son fiancé, tu sais ton ami Michael Bennet.
Elle était effondrée, le visage pâle et sans vie . Elle était inconsolable .
Et c'est là que j'ai réalisé que j'espérais vainement, que je me tuais à petit feu à t'attendre, alors que peut être jamais tu ne me seras rendu .
Je ne peux plus Aaron .
T'attendre indéfiniment ne m'est plus possible .
Espérer chaque réveillon que tu entres par la petite porte en bois massif, je ne le veux plus .
Cette attente me meurtri, me détruit .
Je ne réalise pas encore ce que je fais, je me hais de te faire ce mal, toi qui souffre déjà assez.
Je t'aime tu sais, mais parfois ça ne suffit pas .
Aaron, c'est finit .
Je ne veux plus t'attendre, c'est au dessus de mes forces .
Alors je n'écrirai plus, et j'espère que tu en feras de même .
Oublie moi, et je tâcherai de tourner la page moi aussi .
Eternellement tienne, Rose .


Il savait maintenant ce qui l'effrayait dans ces retrouvailles .Cette nouvelle lecture lui avait ouvert les yeux . Oui il savait à présent . Il avait peur, peur d'avoir été remplacé, peur que le vide qu'il avait laissé en partant ait été comblé . Il avait peur qu'elle en aimât un autre, qu'elle ait refait sa vie . La distance se faisait de plus en plus minime, et il enjambait à grands pas les roseaux et mauvaises herbes qui recouvraient le sentier . Son coeur tambourinait à toute allure dans sa poitrine, et son souffle était saccadé . Il atteignit enfin la petite porte en bois, dont il avait tellement rêvé lorsqu'il était à la guerre, et frappa doucement . Deux coups quasiment inaudibles, qu'il répéta par la suite . La porte s'ouvrit brutalement, grinçant au passage, et laissant apparaître un petit garçon de trois ans à peine .



Texte de Mlle K'.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 21:00

Modifié le lundi 13 avril 2009 20:04

" Three Words, Eight Letters." Part.1

" Three Words, Eight Letters." Part.1
Ses paupières sont closes. Son pouls est faible, et son coeur bat difficilement. Etendue sur ce lit aux draps immaculés, elle dort profondément. A son chevet se tient un jeune homme, le regard vide, des cernes mauves sous les yeux. Des mois qu'il ne dort presque plus, des mois que sur ce maudit lit elle est allongée. Elle est son tout. Un sourire à charmer le diable en personne. Des yeux à pénétrer l'être le plus sombre. Elle est l'essence même de la vie. Un être empli de bonté, un être parfait. Elle est à lui. Entièrement. De son âme toute enivrée d'amour, à son corps qui n'a connu que lui. Elle n'existe que pour lui. Pour l'unique et seule raison de se faire aimer de lui, et de l'aimer en retour. Jamais elle n'avait connu le bonheur avant lui. Jamais elle n'avait aimé avant lui. Les papillons dans le ventre, le feu qui monte aux joues et les balbutiements les plus gênants; elle y avait eu droit. L'euphorie du premier amour, elle l'avait connu. C'était lui. Comment expliquer que, ce que tout être humain s'évertue à trouver dans ce monde de misère, elle l'avait eu sans chercher? Que l'amour, sans crier gare, lui était tombé dessus? Oui. Ce jeune homme blond qui n'avait aujourd'hui pas fière allure, était tout ce qu'elle pouvait désirer. De son regard ténébreux à ses cheveux constamment en bataille, il avait tous les charmes et attraits pouvant être attribués à la gente masculine. Et elle, si naturelle et pleine de vie. Elle était son exact opposé. Les contraires s'attirent me diriez vous, et vous n'auriez pas tord. Loin de là. C'était un 23 Août 2000, dans un parc peu côté de New York. Les détails vous ne les saurez jamais. Leurs mots vous ne les entendraient jamais. Comment expliquer cette étincelle, ce déclic qui vous fait dire que c'est la bonne personne? C'était juste un après midi d'été dans un parc désert. C'était lui. C'était elle. Il n'y avait pas besoin de mots pour décrire le moment. Apres tout,quel mot aurait été assez fort pour dire ce qu'il se passait entre les deux? A ma connaissance...aucun. Et aujourd'hui il la perdait. Cette femme dont il était fou. Ce sourire à en dévaster plus d'un. Cette fragrance à s'y perdre indéfiniment. Ces yeux à vous transpercer tout entier. Bon dieu qu'elle était belle, même maintenant entre la vie et la mort. Même sous machines respiratoires. Elle était cette clarté dans son obscurité, elle était sa vie. Et elle s'éloignait un peu plus chaque jour de cette même vie. Elle l'abandonnait peu à peu, le laissant seul face à ses regrets, à l'amertume. Car tout était de sa faute. Oui, il en était persuadé. S'il n'avait pas conduit si vite. S'il ne s'était pas mis autant en colère. Il aurait vu la voiture en face. Il aurait évité le véhicule. Mais on pourrait refaire le monde avec des si, on ne changera pas le passé. Ce qui était fait, était fait. Et par sa faute elle était dans le coma. Prisonnière du rêve des songes. Entre la vie et la mort.

* Passage en gras de Jake<33.


Texte de Mlle K'.

# Posté le vendredi 20 février 2009 03:45

Modifié le lundi 13 avril 2009 18:05